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REGISTRES DU BUREAU
[i566] °
DCCXLIX. — Nomination d'ung garde de la Monnoye
AU LIEU DE MB JACQUES GOYER PAR'RESIGNATION.
i" avril i566. (H 1784, fol. 362 v°.)
re Veue la requeste à nous presentée par m" Jacques Goyer, l'ung des gardes de la Monnoye de Paris, par laquelle il nous requeroit voulloir certiffier le Roy de la suffisance de m° Pierre Foubert, auquel il avoit résigné son estat de garde, les conclusions du Procureur du Roy et de la Ville, auquel lad. re­queste a esté communiquée le xxxe et penultime jour de Mars dernier passé, les lectres'de procura­tion pour resigner led. office, passées par devant Viart et Vallet, notaires ou Chastelet de Paris, le vin6 jour d'Octobre vc Ixv, Ia certiffication de messire Nicolas Legendre, chevalier, conseiller du Roy et secretaire de ses finances, srde Villeroy, et de mes­sire Jehan de Neufville, sr de Chantelou, tresorier de France et General de ses finances en la charge d'Oultre
Seyne et Yonne, des xxx" et dernier jour de Mars dernier passé ; autre certiffication du xxxc dud. moys de Mars, signée : Leclerc, Trudeyne, Adam Richart, Toutin et Gaulmont, par lesquelles ilz certiffient led. Foubert estre homme de bien, digne, cappable ct suffi­sant pour led. estat bien, deuement et loyaulment excercer; oy led. Procureur du Roy, il est ordonné que led. Foubert sera nomméau Roy pour l'excercice dud. estat par la resignation d'icelluy Guoyer, et que à ceste fin luy seront expediées lectres de nomina­tion en la forme acoustumée '". Faict au Bureau de la Ville, le premier jour d'Avril mil vc Ixvi, suyvant l'ordonnance. Et demeureront lesd, requeste, procu­ration et certiffications au greffe avec la presente.?) Ainsi signé : Guyot, Sanguyn et Delacourt.
DCCL. — Lettres du Roy.
12 avril i566. (H 1
Lettres de la Roy.ne.
784, fol. 363 r°.)
laquelle onenveoit dépendre, principallement par la grace de Dieu, que nous desirons bien pour ceste cause en estre particulierement remercié; età ceste fines-cripvons à l'Evesque de Paris en faire faire processions par son clergé et rendre toutes graces à sa bonté in­finye, où nous desirons que vous assistiez, ce que nous vous prions faire en la plus honnorable compai­gnée , humilité et reverence que faire se pourra, et vous ferez chose qui nous sera tres agreable ; ayant au de­mourant trouvé bon l'advis que nous avez donné de surceoir la publication du descry des monnoyes es-trangeres, à quoy nous avons pourveu incontinant. Donné à La Charité, le xii0 jou r d'Avril mil v° Ixvi'3'. n
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
De par le Roy.
"Tres chers et bien amez, entre les autres graces qu'il plaist à Nostre Seigneur nous faire ordinaire­ment, il nous a donné encores ce contentement que presentement nous avons eu nouvelles certaines d'Es­paigne que la Royne catholique, nostre tres chere et tres amée seur, est grosse d'enfant qu'elle a senty bouger t2', et en si bonne santé, Dieu mercy, qu'il est à esperer de sa bénignité de la veoir bientost mere, chose qui servira à de tant plus fortiffier, cor­roborer et faire durer la bonne paix, amytié et al­liance qui est entre ces deux couronnes, au bien commungs des deux royaulmes, pays et estatz, et par consequent de toute la chrestienté, le repos de
(1) La Cour des Monnaies entérina, le 29 avril, les lettres de nomination obtenues par Pierre Foubert, le 3 avril précédent, sur la présentation de l'Échevinage, et le reçut à l'office de garde de la Monnaie de Paris, conformément à la requête par lui présentée le 24 avril, et après l'avoir examiné ttsur le faict et exercice dud. estat». (Archives nationales, Cour des Monnaies, Provisions d'offices, Zlb55i.)
C M. de Fourquevaux, ambassadeur de France en Espagne, avait annoncé cet heureux événement à la Reine Mère par une dé­pêche du 24 décembre; Catherine de Médicis le remercia, le 9 janvier, de cette bonne nouvelle, l'avisant de l'envoi ttà la Royne sa fille d'un courrier en extrême diligence pour {'advertir et conforter de plusieurs choses utiles et grandement propres à son estal». On sait par une dépêche du 26 janvier que M. de Fourquevaux avait offert à Elisabeth de Valois une sage-femme française choisie de la main de sa mère. La reine d'Espagne répondit à l'ambassadeur qu'elle n'en avait nul besoin et qu'elle préférait se contenter «d'une Espaignolle fort expérimentée el suffisante à tels mystères, mesmes aussi que l'Espagne verroit mal volontiers, ny permetroit qu'il en vint d'estrangère». (H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 339.)
C Dés lettres conçues dans Ies mêmes termes furent adressées, le même jour, au Parlement. (Archives nationales, X'° 1616, fol. 1 v°. )